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Le Camion sera enchanté d’accueillir Nicolas Daquin, accompagné par Thomas Marousez à l’accordéon et au piano, pour un dimanche enchanté - enchanteur. Au programme : de la chanson à texte tout enrubannée de musique.
Le plaisir des mots et des phrases - de la chanson tressée qui vous emportera, qui vous touchera.
Rendez vous le dimanche 22 Novembre à 16h au Camion.
"Le ton est donné avec Briques rouges et Sables d’or. La brique qui habille les murs du Nord, de Roubaix, sa région, sa ville qu’il chante avec amour, le sable qui ondule de l’autre côté de la Méditerranée. La cohabitation des cultures, il connaît bien, et il y va ! Les chocs aussi. Les colères.
Mais il y a surtout du gris et du bleu au cœur dans les chansons de Nicolas Daquin. Le blues, celui qui s’attrape sur le pavé des rues, est omniprésent. Il balance entre la nostalgie de ce qui n’est plus et les appels à l’aide. L’angoisse du présent aussi transpire qui le pousse à regarder en arrière comme pour se rassurer, comme si le passé avait des vertus apaisantes. Vrai ou faux ? Il a sûrement raison puisque cela le conduit à créer de vrais petits chefs-d’œuvre…
…Chacun y trouvera ses préférences. Des hommages à Brel, à Ferré, à Gabin, quelques tendres fantaisies (La Petite Pluie, Une bouffarde, Une Dame blanche, À la pêche à la roubaisienne), quelques coups de poing dans le sombre (Le Grain de sel, Mauvaise étoile, La Tristesse). Pour ma part, j’ai également un faible pour Dans mon enfer du Nord aux accents “bréliens”, Au secours j’ veux d’ l’amour pour sa belle construction en forme de cri répétitif, Mad’lin pour l’humour intimiste qui s’en dégage avant que la fin de la chanson ne nous plombe, Le Manque comme une immense déclaration d’amour.
Et puis chez Nicolas Daquin, ce qu’il y a de bien aussi, et qui pourrait finalement tout faire passer, c’est la drôlerie comme un antidote au spleen qui l’envahit. Les connotations, les allusions se logent un peu partout. Les jeux de mots fusent. Nous avons quelquefois droit à du Nicolas taquin. Tendez bien l’oreille !
C’est tout sauf banal. À nous de ne pas passer à côté.
Patrick Détrain
