Vernissage le samedi 6 Juin à partir de 18h.
Exposition visible ensuite sur RDV
Sculptures, installations, courts métrages, musiques, sérigraphies, xylogravures, dessins… Benoît Dobbelaëre s’amuse à traduire sa vision du monde. Guerres, religions, politiques, territoires et ressources sont là, dit-il, pour lui rappeler et lui inspirer toute la bêtise d’un monde qui se croit développé. Chacun veut tirer profit de ce jeu pensant en être le plus malin, revendiquant comme un enfant de trois ans la phrase qui restera la philosophie de sa vie : « C’est à moi ».
À l’heure où beaucoup s’imaginent être dans une civilisation moderne, lui pense que nous sommes encore à l’âge de pierre et au tout début de notre évolution. Il ajoute qu’il n’y rien de moralisateur dans son travail mais simplement qu’il est le spectateur d’une humanité qui se répète sans cesse à travers l’histoire.
" pourquoi c’est à moi/pourquoi ici c’est chez moi/pourquoi des armes dans les mains des enfants
pourquoi de la propagande d’enfants soldats/pourquoi des armes en plastiques dans les magasins
pourquoi l’argent et la guerre/pourquoi la compétition entre enfants/pourquoi la religion
pourquoi la peur est une arme politique/pourquoi la bête et la nature/pourquoi le ciel va nous tomber sur la tête
pourquoi l’histoire se répète/pourquoi ÉMÂ/pourquoi le mot genre/pourquoi le sexe est tabou/pourquoi la censure
pourquoi les stéréotypes/pourquoi les enfants et les stéréotypes/pourquoi l’interprétation est une arme
pourquoi les mots ont plusieurs sens/pourquoi mes mots ont plusieurs sens
… ?
pourquoi les enfants disent pourquoi/et j’ai peur de leur répondre ? "
